vers un assouplissement du pass sanitaire avec l’épidémie qui régresse ?


Une affiche de vérification du pass sanitaire à l'entrée du CHU de Limoges (Haute-Vienne)
Une affiche de vérification du pass sanitaire à l’entrée du CHU de Limoges (Haute-Vienne) (MICKAËL CHAILLOUX / RADIO FRANCE)

On compte désormais moins de 8 000 nouveaux cas de Covid-19 par jour en France, un chiffre en recul depuis le milieu du mois d’août. Le taux de reproduction du virus reste inférieur à un. C’est le signe que l’épidemie régresse. À l’hôpital, même s’il reste plus de 1 800 personnes en réanimation, les admissions en soins critiques ont encore baissé de 30% par rapport à la semaine dernière. Le bémol, c’est que la situation reste hétérogène sur le territoire avec d’un côté un virus plus actif en Martinique, Guadeloupe et Guyane, et dans le sud-est de la France, notamment dans les Bouches-du-Rhône, et de l’autre, 35 départements qui sont repassés en dessous du seuil d’alerte avec moins de 50 cas pour 100 000 habitants. C’est d’ailleurs là-dessus que le gouvernement s’appuie pour envisager une adaptation des règles du pass sanitaire, à l’échelle locale.

S’il y a une reprise, d’abord elle sera moins brutale que l’année dernière puisque la vaccination freine les contaminations et en limite les cas graves. Mais ce qui pourrait stopper l’embellie, c’est un relâchement trop rapide des gestes barrières. Or, d’après Santé publique France, il n’y a plus que six Français sur dix qui évitent les poignées de main et les embrassades pour se saluer (c’est moins qu’au mois de juin). Il a aussi l’impact de la météo.

L’épidémie pourrait repartir à la faveur d’une vague de froid comme l’année dernière. Encore une fois, le contexte n’est plus le même, mais c’est un constat récurrent, le virus s’accomode très bien des températures basses et qui dit rafraîchissement, dit aussi moins de fenêtres ouvertes, moins de rencontres en extérieur, ce qui profite à l’epidemie.

Le niveau de vaccination actuel permettra t-il malgré tout d’éviter de nouveaux confinements cet hiver ? Personne ne peut le dire car nous se sommes pas à l’abri de l’apparition d’un nouveau variant, qui remettrait en cause l’efficacité vaccinale.

Mais, si le visage de l’épidémie reste le même, avec 86% Français de plus de 12 ans vaccinés avec une dose, il ne devrait pas être nécessaire de ressortir l’arsenal du couvre feu ou du confinement, estime le professeur Arnaud Fontanet, épidémiologiste et membre du conseil scientifique.

Un renforcement du télétravail pourrait être suffisant, en cas de reprise épidémique. Tout l’enjeu, cet hiver, sera donc à la fois de surveiller l’apparition de variants et de conserver une bonne protection vaccinale dans le temps avec notamment l’injection de la dose de rappel chez les personnes les plus fragiles. 



Source France Info

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