Ouverture des écoles et universités, variant anglais, sortie de crise… Ce qu’il faut retenir du « 8h30 franceinfo » de Jean-François Delfraissy


Le président du Conseil scientifique, était l'invité du "8h30 franceinfo", mercredi 13 janvier 2021.
Le président du Conseil scientifique, était l’invité du « 8h30 franceinfo », mercredi 13 janvier 2021. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Le professeur Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, était l’invité du « 8h30 franceinfo », mercredi 13 janvier 2021. Le conseil scientifique a rendu mardi soir son avis au gouvernement avant un conseil de défense programmé ce mercredi matin sur la situation face à l’épidémie de Covid-19.

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Interrogé sur les différentes hypothèses de durcissement des restrictions que pourrait annoncer le gouvernement de Jean Castex jeudi, lors d’une conférence de presse – couvre-feu national à 18h00, reconfinement -, Jean-François Delfraissy a refusé de se prononcer, renvoyant la décision au politique. « Je suis très préoccupé par le variant anglais. Plus vite on prend des décisions, plus elles vont être efficaces », a-t-il cependant ajouté. Ouverture des écoles et universités, sortie de la crise sanitaire… Voici ce qu’il faut retenir de son interview avec Marc Fauvelle et Salhia Brakhlia.

Variant anglais : « Plus vite on prend les décisions, plus elles seront efficaces »

« Si on ne fait rien, si on ne prend pas très rapidement des décisions, on aura une extension du variant anglais«  en France, prévient Jean-François Delfraissy, qui se dit « très préoccupé »« Plus vite on prend les décisions, plus elles seront efficaces », ajoute-t-il. Le variant identifié en Angleterre, plus contagieux mais pas plus pathogène, a été identifié dans 1% de quelque 100 000 tests PCR pratiqués en France, soit un millier de cas sur le territoire national a détaillé le président du Conseil scientifique.

Les premières données suggèrent que les deux vaccins actuellement disponibles pour protéger contre les formes graves du Covid-19, fabriqués par Pfizer-BioNTech et Moderna, « neutralisent le variant anglais », rappelle Jean-François Delfraissy. 

Variant sud-africain : une inquiétude pour Mayotte et La Réunion

Concernant le variant sud-africain du Sars-CoV-2, sur lequel les effets des vaccins ne sont pas encore démontrés, le président du conseil scientifique indique que trois cas ont été détectés en France métropolitaine. « Notre inquiétude sur le variant sud-africain porte beaucoup sur la Réunion et sur Mayotte, puisqu’il y a beaucoup de liens entre l’Afrique du Sud et La Réunion », explique Jean-François Delfraissy, qui plaide pour un strict contrôle aux frontières des personnes en provenance d’Afrique du Sud.

L’immunologiste signale que des variants suisses et brésiliens du Sars-CoV-2 sont également apparus.

Ecoles : inutile de les fermer, mais une surveillance à renforcer

Jean-François Delfraissy affirme que « la pénétration du variant anglais dans les écoles n’est pas suffisamment claire pour nous pousser à les fermer« . Toutefois, cette ouverture doit se faire « sous surveillance ». En cas d’apparition de cas de Covid, « il faut pouvoir dépister très vite » pour identifier « s’il s’agit d’un [variant du virus] mutant anglais ou pas ». En cas d’identification du variant anglais, il faut « fermer la classe dès le premier cas », préconise le président du Conseil scientifique. Aujourd’hui, les classes ne sont fermées qu’à partir de trois cas, quel que soit le variant. S’il est l’objet de la plus grande attention, ce variant anglais « n’est pas plus grave chez les enfants », souligne par ailleurs Jean-François Delfraissy.

Universités : un retour en présentiel préconisé en février

Le Conseil scientifique recommande au gouvernement d’accorder « une attention particulière » à la situation des étudiants dans les universités. Il plaide pour la reprise partielle des cours en présentiel à partir des vacances de février. « Le retentissement sociétal et psychique chez nos jeunes étudiants est un problème de santé publique majeur, explique Jean-François Delfraissy, face aux dégâts psychologiques créés par la crise sanitaire. Le niveau d’anxiété et le niveau de dépression est un problème majeur. »

Un espoir d’une sortie de crise en septembre 2021

« Il y a trois mois difficiles à tenir, ce sont les trois mois qui viennent », juge Jean-François Delfraissy, d’autant que « le variant anglais vient compliquer les choses ». Ensuite, le président du Conseil scientifique se veut optimiste. Il estime que les choses iront un peu mieux au printemps, en raison notamment du climat, et puis les choses « devraient s’améliorer réellement à la fin de l’été ».

« On pourrait sortir de cette crise autour de septembre 2021« , estime Jean-François Delfraissy, qui précise toutefois que nous devrons sans doute « continuer à porter des masques » à cette période. Optimiste quant aux vaccins, Jean-François Delfraissy fait « un pari » : « Il y aura bien sûr toujours un certain nombre de gens qui ne voudront pas se faire vacciner mais une grande partie de la population française va comprendre l’intérêt des vaccins ».

Retrouvez l’intégralité du « 8h30 franceinfo » du mercredi 13 janvier 2021 :



Source France Info

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