L’obligation vaccinale pour les soignants est « une très mauvaise nouvelle », selon le médecin Arnaud Chiche, créateur du collectif Santé en danger



L’obligation vaccinale pour les soignants est « une très mauvaise nouvelle », a affirmé sur franceinfo le docteur Arnaud Chiche, anesthésiste réanimateur à Hénin-Beaumont, créateur en juillet 2020 du collectif Santé en danger, mercredi 15 septembre alors que l’obligation vaccinale pour les personnels soignants est entrée en vigueur ce mercredi. « Toute décision qui fait qu’il y a moins de soignants à l’hôpital est une très mauvaise décision« , estime Arnaud Chiche.

« L’obligation vaccinale ne se discute pas quand on est soignant en 2021 », tient d’abord à marteler le médecin. Mais parmi les réfractaires à la vaccination, il note « des gens opposés par dogmatisme » qui sont « difficiles à récupérer ». Et puis il y a ceux « qui ont peur, très peur ». Pour eux, « les décisions prises sont assez violentes et brutales », juge Arnaud Chiche. « Cela m’attriste. » Face à eux, le gouvernement devrait « faire preuve d’un peu d’humilité ». Il prône une « main tendue qui permettrait à ces soignants de s’informer plus, de partir en formation, pour les délivrer du piège dans lequel ils se sont mis ». Il propose de leur « donner des cours d’infectiologie, de leur expliquer comment sont fabriqués les vaccins, pourquoi et comment cela va sauver des vies, leur faire de l’épidémiologie ».

« Les autres obligations vaccinales sont plus anciennes, plus inscrites dans nos habitudes. »

Arnaud Chiche

à franceinfo

Selon Arnaud Chiche, « le fait d’avoir limité l’obligation vaccinale aux soignants a cristallisé les choses. S’il y avait eu une obligation généralisée, peut-être que les choses auraient été différentes ». Mais aujourd’hui, « le traitement est un peu abrupt » pour des soignants qui ont travaillé « parfois en étant malade Covid et parfois en manquant de matériel de protection ». Pour eux, « on aurait pu trouver une solution intermédiaire ».

« Les hôpitaux vont mal et il n’y a pas assez de soignants », rappelle le créateur du collectif Santé en danger. « Le ministère de la Santé serait très inspiré d’accorder un sursis supplémentaire » aux soignants qui ne sont pas encore vaccinés, « ne serait-ce que pour être certain que pour ceux qui sont sincèrement effrayés, on va pouvoir essayer de les récupérer », ajoute Arnaud Chiche.



Source France Info

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