limiter le réchauffement à 1,5 °C est impossible sans mesures radicales immédiates, prévient l’ONU


Le réchauffement climatique et ses conséquences ne cessent de s’aggraver et la réduction temporaire des émissions de CO2 dans l’atmosphère entraînée par la pandémie de Covid-19 n’a pas ralenti le processus, selon le rapport annuel « United in Science ».

Article rédigé par


Publié


Mis à jour

Temps de lecture : 2 min.

La limitation du réchauffement climatique mondial à 1,5 °C est impossible sans une réduction immédiate et massive des émissions de gaz à effet de serre, assure le rapport annuel de l’ONU, « United in Science« , publié jeudi 16 septembre. Ce rapport, élaboré par plusieurs agences de l’ONU et des scientifiques associés, est diffusé quelques semaines avant la COP26, le nouveau sommet mondial sur le climat qui se tiendra à Glasgow (Royaume-Uni) du 31 octobre au 12 novembre.

Selon le document, le changement climatique et ses conséquences ne cessent de s’aggraver, et la réduction temporaire des émissions de CO2 dans l’atmosphère entraînée par la pandémie de Covid-19 n’a pas ralenti le processus. L’accord de Paris de 2015 sur le changement climatique, signé lors de la COP21, appelait à limiter le réchauffement planétaire à moins de 2 °C au-dessus du niveau pré-industriel, et dans l’idéal à 1,5 °C.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres estime que le rapport est « un diagnostic alarmant montrant à quel point nous avons dévié de la trajectoire » conduisant aux objectifs de l’Accord de Paris. « Cette année, les émissions d’énergies fossiles ont rebondi, les concentrations de gaz à effet de serre continuent de monter, et des événements météorologiques graves, dus à l’activité humaine ont affecté la santé, la vie et les moyens de subsistance sur tous les continents », écrit-il dans l’avant-propos du rapport. Selon le secrétaire général, un échec dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre entraînerait « des conséquences catastrophiques pour les populations et la planète ». Les inondations en Allemagne et en Belgique en juillet sont des exemples de l’influence néfaste du réchauffement climatique dans les intempéries« Notre avenir est en jeu », a-t-il insisté.

Les émissions de gaz à effet de serre ont atteint un pic en 2019, avant de baisser de 5,6% en 2020 à cause des restrictions et du ralentissement économique liés à la pandémie. Mais à part le transport aérien et maritime, les émissions mondiales moyennes durant les sept premiers mois de 2021 ont quasiment retrouvé leurs niveaux de 2019. Et d’après le rapport, les concentrations des principaux gaz participant au réchauffement (le dioxyde de carbone, le méthane et le protoxyde d’azote) ont continué à grimper en 2020 et sur la première moitié de 2021.



Source France Info

Partagez l'article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *