les réservations ont baissé de « 10 à 15% » dans les campings et les hôtels en juillet


Le mois de juillet a été compliqué pour le tourisme mais l’optimisme est au rendez-vous pour août, un mois où les vacanciers français sont habituellement au rendez-vous. Seul hic : ils dépensent moins que les touristes étrangers.

Les réservations ont baissé de « 10 à 15% » dans les campings et les hôtels drômois en juillet en raison de la pandémie de coronavirus, indique le directeur de l’agence de développement touristique La Drôme Tourisme Bruno Domenach dimanche 2 août sur franceinfo, malgré « une augmentation assez sensible de la clientèle française ».

franceinfo : Quel bilan touristique faites-vous du mois de juillet dans la Drôme ?

Bruno Domenach : Le mois de juillet, conformément aux prévisions du gouvernement, a vu une augmentation assez sensible de la clientèle française, mais qui peine à combler tout de même le déficit de nos touristes étrangers, sachant que nous n’avons aucun touriste d’autres continents, type Amérique ou Asie, et que les touristes étrangers de proximité sont venus moins nombreux. Au mois de juillet, ils représentent 60% de nos visiteurs habituellement, donc, effectivement, ça a été compliqué, mais on est moins déçus que ce que l’on pouvait craindre. En revanche, pendant le mois d’août, on a surtout une clientèle française, donc les professionnels et nous-mêmes sommes très optimistes pour le mois d’août.

Les réservations ont-elles beaucoup baissé ?

Globalement, on a une baisse de l’ordre de 10 à 15% sur tout ce qui est camping, hôtellerie.

Ceux qui profitent de la crise, c’est plutôt les locations de maisons individuelles, puisque les gens se retrouvent entre eux finalement et ils souhaitent éviter la proximité d’autres personnes. Bruno Domenach, directeur de l’agence de développement touristique La Drôme Tourismeà franceinfo

Ceux pour qui c’est le plus difficile, ce sont les gros campings, qui fonctionnent moins bien puisque les gens ne cherchent pas trop à avoir des animations, à se retrouver autour de grandes piscines, mais plutôt à rester en famille. En revanche les petits campings fonctionnent bien.

Quelles conséquences économiques ?

La baisse des réservations enregistrée va se retrouver sur les chiffres d’affaires, peut-être même d’une manière un peu plus importante, parce que les Français, globalement, dépensent moins que les touristes étrangers, donc il nous faut plus de touristes français pour arriver à faire les mêmes chiffres d’affaires, et forcément, on ne les aura pas puisque ce sont des périodes où on est assez saturés en termes d’offre d’hébergement. (…) On devrait avoir une saison d’été tout à fait correcte. Mais bien sûr, ce qui a été perdu en avril, mai, juin ne se rattrapera pas. Au total, ça peut être entre 25 et 30% de baisse des recettes touristiques pour les professionnels, ce qui est quand même extrêmement difficile à absorber.



Source France Info

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