la quasi-totalité des députés souhaite être vaccinée



« Souhaiteriez-vous vous faire vacciner contre le Covid-19 demain, si cela était possible ? » Interrogés par Le Parisien-Aujourd’hui en France à ce sujet, l’écrasante majorité de la représentation nationale a répondu « oui ». Dans son édition datée du jeudi 14 janvier, le quotidien indique avoir interrogé l’ensemble des 577 députés par e-mail pour connaître leur sentiment sur la vaccination contre le Sars-CoV-2. Quelque 54% d’entre eux, soit 310 élus, ont répondu.

Les résultats sont sans appel : 98,7% des réponses ont été positives. Un résultat peu surprenant, tant « le Palais Bourbon a été durement touché par l’épidémie », indique le journal, qui rappelle que l’Assemblée « a vu naître autour de sa buvette l’un des premiers foyers du Covid-19 en France ». Depuis mars, au moins 100 personnes qui y exerçaient, dont 32 élus, ont été touchés par le virus.

Seuls quatre députés sollicités par Le Parisien déclarent ne pas vouloir recevoir d’injection contre le coronavirus. Parmi eux se trouve Martine Wonner, députée ex-LREM du Bas-Rhin. Cette élue avait créé la polémique en participant au documentaire conspirationniste Hold-Up, en estimant que le port du masque « ne sert strictement à rien » ou encore en demandant quelle était la différence entre le Covid et une « énorme grippe ». Pour expliquer sa réticence, elle indique que les vaccins à ARN messager ont été « fabriqués extrêmement rapidement » et redoute « les effets secondaires », ce que les experts réfutent.

A ses côtés se trouve Jennifer De Temmerman, élue du Nord sous les couleurs de LREM avant de rejoindre le groupe Libertés et territoires, et Amélia Lakrafi, élue LREM des Français de l’étranger, qui souhaite attendre un vaccin qui « prémunisse du risque de contamination d’autrui ». Enfin, l’élu LR du Vaucluse Julien Aubert déclare refuser « le Pfizer ou tout autre vaccin qui nécessite une chaîne du froid avec des congélateurs spéciaux ». Ce qui n’est pas le cas du vaccin créé par l’américain Moderna, qui commence à être distribué en France. 

L’ancien candidat à l’élection présidentielle Nicolas Dupont-Aignan a pour sa part déclaré vouloir des « études complémentaires » avant de se prononcer, tout comme l’ex-LREM Joachim Son-Forget, qui n’a ni répondu oui, ni répondu non. Trois autres députés ont répondu qu’ils ne souhaitaient pas se prononcer, dont Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement national, indique Le Parisien.



Source France Info

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