« Il ne faut absolument pas faire ce que le Danemark a fait », selon le porte-parole de la filière



Alors que le Covid-19 circule dans un des quatre élevages de visons français, en Eure-et-Loire, et que le ministère de l’Agriculture a ordonné l’abattage de 1 000 animaux, le porte-parole de l’association La Fourrure française qui représente la Fédération Française des métiers de la fourrure. Pierre-Philippe Frieh appelle à la « prudence », dimanche 22 novembre sur franceinfo. « Il faut s’en tenir à la science et aux recommandations vétérinaires », estime-t-il.

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La contamination d’élevages de visons inquiète après la découverte d’une version mutante du Covid-19 dans des élevages au Danemark, au début du mois de novembre. Ce virus muté pourrait rendre inefficace les vaccins sur lesquels travaillent aujourd’hui les laboratoires. Les autorités danoises avaient donc ordonné l’abattage de tous les visons du pays, soit plus de 15 millions d’animaux. « Ce que le Danemark a fait, il ne faut absolument pas le faire », indique Pierre-Philippe Frieh. Il affirme qu’« en aucun cas les autorités sanitaires internationales ne recommandent de fermer ou d’abattre les visons d’élevage qui sont dans des élevages où il n’y a pas de cas de Covid-19 »

Selon lui, il était « logique », et c’était même « une précaution sanitaire », d’abattre les visons dans « les élevages liés à un cluster » mais il n’était pas nécessaire « d’abattre [les visons dans] toutes les autres fermes du pays qui était hors du cluster, y compris dans des fermes qui étaient saines », assure le porte-parole de La Fourrure française. Il attend encore « le détail des résultats » de la part du ministère de l’Agriculture.

« Nous sommes une filière responsable et nous suivons les recommandations vétérinaires et scientifiques. »

Pierre-Philippe Frieh, porte-parole de La Fourrure française

à franceinfo

« La question maintenant, c’est de savoir comment cette contamination est arrivée dans l’élevage alors que l’éleveur a été testé négatif », ajoute Pierre-Philippe Frieh qui se demande « s’il n’y a pas un lien entre une effraction qui a eu lieu dans cet élevage il y a 15 jours et la contamination au Covid ». Selon Pierre-Philippe Frieh, la filière est « surprise et circonspecte devant cet enchaînement de faits ».



Source France Info

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