des soignants et pompiers suspendus, plusieurs manifestations en France



Des centaines de soignants et de pompiers qui ne se sont toujours pas fait vacciner ont été suspendus mercredi 15 septembre, jour de l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale pour les professionnels de santé, selon un décompte non exhaustif effectué grâce au réseau France Bleu. Dans ce contexte, plusieurs manifestations rassemblant des centaines de personnes ont eu lieu mercredi en France. Pour ceux qui n’ont reçu qu’une dose à ce jour, une dérogation est accordée jusqu’au 15 octobre prochain pour justifier d’un schéma vaccinal complet.

350 personnels soignants du CHU de Nice ont été suspendus. Au groupe hospitalier Littoral atlantique à La Rochelle, Rochefort, Marennes et Saint-Pierre d’Oléron cinq soignants ont fait l’objet de cette sanction. Ils sont 103 agents au centre hospitalier de Montfavet Avignon, 47 pompiers en Dordogne, moins d’une quarantaine au centre hospitalier intercommunal Nord-Ardennes, une centaine au centre hospitalier de Perpignan, selon les syndicats ou encore quatre sapeurs-pompiers des Landes à avoir également été suspendus.

À chaque fois, ils ne représentent qu’une petite partie des effectifs totaux. « C’est marginal », rappelle notamment sur France Bleu Breizh Izel la directrice des ressources humaines du CHRU de Brest, alors que son établissement 76 agents ont été suspendus sur 9 595 agents. 

Plusieurs établissements n’ont pas encore officiellement suspendu leurs agents qui n’auraient pas encore présenté de certificat de vaccination, puisque certains salariés peuvent avoir pris des jours de congés pour repousser encore l’échéance. D’autres, comme les hôpitaux de l’Yonne, refusent de communiquer sur le sujet. « Ces données n’ont pas vocation à être divulguées« , s’est ainsi justifiée sur France Bleu Auxerre une source proche du dossier.

Pour protester face à cette obligation vaccinale, et face au risque d’une suspension, 300 soignants se sont rassemblés devant l’Agence régionale de santé des Hauts-de-France, à Lille. À Grenoble, les premiers soignants suspendus ont manifesté avec 800 personnes. À Besançon, des soignants dénonçant un « pass sanction » et la suspension d’une petite dizaine de leurs collègues ont participé à une manifestation rassemblant 700 anti-pass sanitaire sur le parvis du CHU, selon France Bleu Besançon. À Nîmes, des employés du secteur médico-social ont participé à la manifestation anti-pass sanitaire qui a réuni cinquantaine de personnes. 

À Nice, un aide-soignant et un agent de sécurité incendie du CHU de Nice ont démarré ce mercredi une grève de la faim sur le parvis de l’église Saint-Pons. Dans la Loire, une soixantaine d’agents hospitaliers et une quarantaine de pompiers se sont regroupés en association et ont pris un avocat qui leur a conseillé sur France Bleu Saint-Étienne Loire « de ne pas se rendre au travail » mercredi. « S’ils y vont, ils risquent une sanction. Par contre, ils doivent dirent qu’ils sont éventuellement testés et donc disponibles« , a déclaré Me Thomas Benages.

Selon les derniers chiffres nationaux communiqués par le ministère de la Santé, remontant au 14 septembre, 95% des personnels soignants libéraux et 89,9% des professionnels en Ehpad et en unité de soins de longue durée ont reçu au moins une dose en France. 300 000 personnes soumises à l’obligation vaccinale n’ont pas effectué cette démarche.



Source France Info

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