de nouvelles mesures à l’école ? « On fera avec », confient des enseignants désabusés



« On est un peu désabusés », confient certains enseignants, face au rebond épidémique lié au Covid-19 qui semblait à beaucoup inéluctable. À l’école, le nombre de classes fermées a bondi en quelques semaines, passant de 1 200 fin octobre, à 6 000, selon le dernier pointage annoncé mardi 23 novembre par le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Un record inédit depuis avril 2021. Le taux d’incidence des 0-9 ans a également plus que doublé en une semaine, passant de 84 à 188.

Dans le corps enseignant, le retour aux demi-jauges en classe n’est en général pas du tout souhaité. Mais si c’est nécessaire, « on fera avec », reconnaissent les professeurs interrogés par franceinfo, qui « attendent de voir » ce qui sera annoncé par le gouvernement.

Quels sont les leviers possibles pour faire face à la propagation du virus ? L’une des solutions serait de passer du niveau 2 (jaune) au niveau 3 (orange) du protocole sanitaire. Actuellement, les écoles à l’échelon 2 continuent d’accueillir les élèves en présentiel, les activités physiques et sportives se déroulent en principe à l’extérieur mais peuvent se dérouler en intérieur dans le respect d’une « distanciation adaptée à l’activité ». Aussi, le port du masque est obligatoire en intérieur.

Si les établissements passent à l’échelon 3, le port du masque sera obligatoire pour tous partout, y compris en extérieur. Le niveau 3 serait aussi synonyme de retour à la maison pour les lycéens pour suivre certains cours, afin de limiter le brassage entre élèves. Ce « non brassage » devient impératif pendant la restauration. Enfin, les restrictions sur le sport en intérieur (port du masque, distanciation de 2 mètres) sont renforcées.

Mais l’information manque concernant les critères retenus pour basculer du niveau 1 au niveau 2. « Pour un lycée, par exemple, cela veut dire réfléchir aux modes d’organisation, explique Jean-Rémi Girard, représentant du syndicat Snalc. Voire comment on peut faire pour que les élèves qui sont à la maison aient des choses à faire, sachant que les professeurs ne peuvent pas se dédoubler, donc ça demande du travail en amont. Si ça se fait du jour au lendemain, c’est certain que ça va être compliqué et que la transition sera difficile. »

Des professeurs rappellent aussi que certaines mesures déjà prises ne sont pas réellement appliquées, notamment le dépistage. On est toujours très loin de l’objectif affiché de 600 000 tests salivaires par semaine annoncés par le ministre de l’Éducation nationale : 141 696 tests ont été réalisés la semaine dernière selon le dernier point de situation publié vendredi 19 novembre par le ministère. Et c’est l’un des points importants soulevé par le Conseil scientifique dans son dernier avis.



Source France Info

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